Remontée Infernale ! Part 2

Publié le par africultureconsciente

Du 25/04 au 29/04

 

Et puis nous sommes repartis....

 

Étape 3 : Pirogue, Far west et Camion de légumes

 

trajet 004Chargés comme des mulets. En tout 45 kg à se trimballer : 15 kg chacun sur le dos et 15kg à bout de bras, notre caverne d'Ali Baba. Très fragile !! Recommandation à chaque transport, pour négocier avec le chauffeur la meilleure place pour ne pas tout écraser. Adri veille au grain et la rengaine devenu un classique est : "faites attention, s'il vous plaît !"

Après ces discussions et l'attente pour remplir le taxi brousse au complet, nous décollons de St Louis vers Rosso , la frontière mauritanienne.

Au dire de certains voyageurs, celle-ci est réputée pour une des pires d'Afrique de l'ouest : douanier véreux et petits escrocs en tout genre. Nous appréhendons un peu...

 

Nous arrivons à la gare routière. De là, il faut prendre une calèche pour aller à l'embarcadère, slalomer entre différentes propositions douteuses et enfin négocier la pirogue pour traverser le fleuve sénégal, frontière naturelle entre ces deux pays. Nous avons dit Au Revoir à l'Afrique noire avec un peu de tristesse dans les yeux...

 

Dés que nous touchons terre, nous sommes directement alpaguer pas les douaniers qui se chargent de prendre immédiatement nos passeports. Malheureusement, l'ambassade de Mauritanie au Mali s'est trompé de date sur le visa de Claire. Nous voilà, avec nos gros bagages dans un couloir, à bien vouloir attendre le laisser passer des douaniers...

Une heure à cloper, et nous devons juste passer à l'ambassade à Nouackchott pour rectifier l'anomalie. Au lieu de l'année 2011, la responsable a écrit 2003.  On va devoir s'accrocher avec l'administration pour expliquer qu'à cette date Claire n'avait pas encore de passeport.

 

Enfin la mauritanie et les retrouvailles avec Ousmane, président de l'ONG de santé, Aspro2001, travaillant entre autre sur le moringa. 4 mois après notre première visite, il nous montre le nouveau local de l'association et nous parlons autour du thé des projets dont le plus récent : celui sur la création d'activités génératrices de revenus à destination des femmes de Rosso.  Nous mettons aussi Ousmane en relations avec nos différents contacts burkinabés et maliens.

Encore une fois, nous avons été très bien reçu et avons passé une agréable journée régénérante, après le stress de la frontière.

 

Le lendemain, nouveau taxi brousse, nouvelle rengaine et Yallah pour Nouackchott!

Cette fois ci, ce sont les retrouvailles avec notre ami Amadou, rencontré à Bamako. nous sommes reçus dans sa famille.

trajet 002Comme partout en Afrique, les premiers échanges ont lieu autour du thé ou du repas. Sur une natte à même le sol,  nous dégustons tous ensemble le tiéboudien. Présenté dans un grand plat commun, tout le monde s'affrète avec la main (droite, svp !) à réaliser de belles boulettes. Pas évident au début ! La viande, le poisson ou les légumes sont rassemblés au milieu du plat. Nos hôtes ont la gentillesse de dépiauter les meilleures morceaux et de les déposer de notre coté.

Nous sommes heureux de rencontrés toute la famille d'Amadou , vivant dans un des quartiers populaires de Nouackchott. Nous restons chez lui 4 jours et avons le plaisir de ne plus dormir sous moustiquaire car  la ville n'est pas en zone paludée.

 

Cette Capitale à l'image du pays , nous fait un peu penser au far west. Le sable, fait souvent office de goudron et il règne une forme d'anarchie. La circulation est impossible pour un novice car la règle d'or est de ne pas respecter le code de la route. Les carcasses de voitures sillonnent le long des rues et les bandits t'attendent au coin des ruelles sombres. Dans certains endroits mieux vaut être accompagner.

De plus, ce pays est une grande zone franche où l'on trouve tout, à moindre coût. Forcément, cela attire les requins !

 

Pour l'anecdote du visa, après avoir couru entre l'ambassade du Mali et la police de sureté. C'est au ministère des affaires étrangères que nous avons pu résoudre notre problème, au bout d'une matinée. Au final, après 10 bureaux ,  une personne nous a dit qu'il fallait juste changer la date au stylo. Nous avons souris et sommes partis...

 

Le dernier jour, nous sommes allés avec Amadou à la mosquée marocaine. Le transport le moins cher et le "plus simple" étant la remontée avec les camions de légumes : transport des plus informels. Prix non négociables pour cause d'abondant bakchichs tout au long de la route.

 

Il est 18heures... Nous montons dans la cabine en compagnie d'un portugais convertis en muslim pour un trajet des plus inédits.....

 

Suite prochainement......

Portez vous bien !

 

Ps : Pas trop de photos, désolé mais dans le mouvement des trajets et avec la fatigue, le clic n'est pas toujours facile....

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les vieux de la hiaute 06/05/2011 21:01


un chameau vous serait peut être utile pour rentrer vu le volume et le poids des bagages!!!
demain vous avez la visite du breton du savoiroux,nous venons de le voir ,il est en pleine forme pour affronter ces terres inhospitalières et les tajines.
On vous embrasse.


Capucine 06/05/2011 15:56


Petite pensée en passant! Toujours contente de lire vos aventures. Capu